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VAL D'ADOUR
Depuis des siècles, l’abondance de la ressource en eau a construit l’identité, la richesse économique, écologique et paysagère du Pays du Val d’Adour.
La dégradation de la qualité de l’eau, les phénomènes de pollution, sont dus à l’évolution des techniques agricoles : recours de plus en plus important aux intrants et développement de l’irrigation et du drainage des sols.
De plus, les besoins en eau ont considérablement augmenté, pour l’agriculture, et le maïs en particulier, mais aussi pour d’autres usages, notamment industriels. Se posent donc des problèmes de quantité d’eau qui aggravent les phénomènes de pollutions à certaines périodes.
Face à cela, une double politique a été mise en place : la réduction et le contrôle de l’usage de l’eau d’une part, mais surtout, une politique d’augmentation et de stockage de l’eau avec la création de barrages. Ces plans d’eau artificiels présentent un intérêt paysager mais aussi environnemental. Ils deviennent de nouveaux refuges pour de nombreux batraciens, reptiles et poissons, parfois de nouvelles populations : cistude d’Europe, héron pourpré, genette... |
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La restructuration et l’agrandissement du parcellaire se sont traduits par une disparition des haies, des talus, des fossés, des mares, de tous ces éléments fixes du paysage qui constituaient des filtres. Les ripysilves, en particulier, ont été profondément dégradées : celles des rivières, mais aussi des petits ruisseaux affluents. À part l’Adour, qui compte encore une forêt alluviale importante, les ripysilves, quand elles subsistent, se réduisent presque partout à un simple cordon végétal minimal. En conséquence, la problématique de la gestion des ripysilves et des berges en général est devenue une préoccupation majeure à l’échelle du Pays : plusieurs actions ont été mises en place en ce sens tels que des travaux d’entretien, de réhabilitation, de lutte contre les espèces colonisatrices, etc.
Peuplée majoritairement d’essences hydrophiles, la ripysilve de l’Adour offre une mosaïque d’associations végétales très caractéristiques (Saule, Aulnes, Bouleau, Peuplier, Charme...). Intimement lié au fleuve, ce corridor végétal accueille, par ailleurs, des biotopes d’une grande richesse ornithologique : gibier d’eau, espèces migratrices (Anatilé limicole) ou rares (Vison d’Europe, Loutre...)
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Cet écosystème fait l’objet d’un classement en zone NATURA 2000 qui doit assurer une gestion globale du site, indispensable au maintien de l’équilibre écologique de la vallée (zone de frayère, de nidification, d’hivernage pour les oiseaux). Ce vaste ensemble a conservé un intérêt important malgré les nombreuses dégradations des dernières décennies dues au développement de la maïsiculture intensive et à la poursuite des extractions de graviers.
A ce jour, cinq gravières subsistent sur le cours de l’Adour. D’autres ont été abandonnées puis réhabilitées comme celle de Jû-Belloc qui sert, aujourd’hui, de refuge à de nombreuses populations et pour lequel un programme de préservation à caractère démonstratif et pédagogique a été mis en place ; la Maison de l’Eau y est installée. |
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